Vu du ciel, la terre est encore plus belle
Chute libre : sensations garanties
L’expression "s’envoyer en l’air" et la notion de plaisir associée doit provenir de la pratique de la chute libre. En tandem ou en solo, on se propulse hors d’un avion, à
4000 mètres pour les débuts :
la sensation est unique. L’appréhension des premières fois va croissante avec l’altitude. Une espèce d’angoisse et d’excitation. L’apothéose c’est lorsqu’on franchit la porte : le ciel nous ouvre les bras et nous voilà chutant à plus de 150 km/h. Pourtant l’impression n’est pas celle de la vitesse. Plutôt celle de flotter dans les airs. “C’est de la ouate” confie Michel, Dijonnais et habitué de l’aéroclub de Corbas. On ne se rend pas compte de la hauteur tant on est loin de cette bonne vieille terre. Puis, à 1 500 mètres, la chute va ralentir considérablement : on ouvre le parachute. On croit voler lors de cette lente descente (50km/h). Quelques minutes encore à profiter du paysage avant de se poser. Et si la crainte -naturelle- a été présente, généralement l’envie de recommencer s’impose.
Tandem, PAC…
Il existe plusieurs façons de découvrir la chute libre. Par exemple le tandem : un saut en binôme avec un moniteur. L’expérience peut se poursuivre par une PAC. Cette Progression accompagnée à la chute aboutit à des sauts en toute autonomie.
Côté sécurité, on peut se rassurer : on est énormément briefé et bien encadré. Le pliage du parachute est obligatoirement vérifié. Une fois harnaché, le chuteur est examiné et ne peut s’avionner que se les points de contrôle sont OK. Si le parachute ne s’ouvrait pas -ce qui est extrêmement rare- il y a un parachute de secours. Et si jamais on venait à s'évanouir, un système de sécurité provoque l’ouverture automatique du parachute…
L’apprentissage est réglé au métronome. Après des explications sur le matériel, les principes de la chute puis des exercices au sol, le visionnage d’images et l’apprentissage du circuit à suivre avant l’atterrissage, c'est le moment d'effectuer son premier saut PAC, avec deux moniteurs. Ils nous aident à flotter, nous indiquent les positions à corriger. Ensuite jusqu’au 6e saut, un moniteur saute avec nous. Après, on est paré à sauter seul.
Sophie Senty (17 sauts)
Aeroclub de Corbas
Ambiance masculine (seuls 10% des chuteurs sont des chuteuses) sur ce site associatif. Au secrétariat, Annick nous oriente sur les démarches à suivre. Olivier, moniteur breveté, nous briefe sur la zone d’atterrissage (un immense champ). Claude, le directeur technique du site nous appelle au micro, avec tous les autres chuteurs quand un avion est paré à décoller. Après les vérifications on s’embarque dans un Pilatus. D'en haut, Lyon paraît tout petit.
A 4 000 mètres d'altitude, c’est la sortie : après une minute de chute, on ouvre et là on peut tranquillement profiter du paysage. Au loin le Bugey, le lac de Miribel, le Rhône et la Saône et tout autour de Corbas de nombreux champs offrent un panorama coloré.
Infos pratiques
> Tarifs :
- PAC (sur une semaine, matériel, cours, vidéo des sauts, assurance, licence compris ) : environ
1000 euros.
- Saut d’initiation
(saut encadré par deux moniteurs) environ
350 euros environ.
- Tandem : environ
300 euros.
> Sites pour sauter :
- Corbas.
Tél. 04 72 90 07 08, http://lyonpara.fr ; www.digital-flyers.com
- Saint-Geoir (Isère).
Tél. 04 74 54 71 27
www.parachutisme38.fr.
- Champforgueil
(près de Chalon sur Saône).
Tél. 03 85 43 40 87
www.parachutisme71.com
- Saint Etienne/Saint-Galmier.
Tél. 04 77 54 16 12 http://paraloire.ifrance.com
- Tallard (près de Gap). http://parachutismegap.com
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