Bouquetins aux aiguilles rouges
Parmi les sites montagnards où il est facile d’observer les bouquetins,
la réserve des Aiguilles Rouges permet également de se ravir les yeux,
juste en face du Mont-Blanc
Rarement autant qu’ici on peut voir un si grand nombre de bouquetins concentrés le long d’un sentier. Rarement aussi un tel itinéraire se prête à la découverte d’un massif de moyenne montagne qui donne sur l’une des plus majestueuses chaînes, celle du Mont-Blanc. Car au départ de la Flégère (au-dessus du hameau des Praz de Chamonix) comme du col des Montets (direction Vallorcine), l’ombre de l’Aiguille Verte et l’échancrure du glacier d’Argentière sont omniprésents, donnant le sentiment de ne pas bouger d’un pouce à la vue alors que l’on marche depuis deux
ou trois heures.
Sur un sentier bien balisé, on comptera un aller-retour de l’ordre de six heures. Si l’on part de la Flégère, on reste à peu près sur les mêmes courbes de niveau, sans jamais vraiment grimper. Ce qui n’est pas le cas depuis les Montets. On a, quoi qu’il en soit, intérêt à être correctement chaussé, sachant que la trace est impeccable, balisée blanc et rouge.
Plutôt le matin
Depuis le chalet de la Réserve des Aiguilles Rouges (col des Montets), remontez les lacets du sentier. Pour ce morceau, il faut compter plus d’une heure. Au terme de celle-ci, on arrive le long de rochers (La Remuaz) tandis que le sentier renoue avec l’horizontalité : vous avez non seulement fait le plus dur, mais de plus vous arrivez près du but. Car c’est précisément ici que les bouquetins aiment à flâner, entre rhododendrons en fleurs et rochers chauffés par le soleil. Avec un peu de chance, vous pourrez caresser les bois sculptés des plus anciens specimens habitués au passage des humanoïdes que nous sommes… En revanche, n’escomptez pas faire de même avec les jeunes, encore farouches et prêts à foncer dans les parois rocheuses qui soutiennent ce plateau.
On peut bien-entendu continuer sur le chemin qui conduit, via les lacs des Chéserys, vers l’Aiguille du Belvédère et tirer dans la direction du lac blanc en prenant le soin de s’écarter de la foule (!). Le mieux est incontestablement de partir tôt le matin pour profiter tranquillement des animaux pas toujours ravis de voir défiler des hardes de touristes parfois un tantinet trop bruyants…
Daniel Pajonk
Danse avec les marmottes
Au refuge de la Femma (Termignon/Haute-Maurienne), ce sont les marmottes qui
vous accueillent… Par dizaines, voire par centaines, elles jalonnent le sentier sur
la dernière heure qui mène au refuge…
Peu d’endroits en montagne peuvent s’enorgueillir de constituer un tel rassemblement. Pour peu que l’on se tienne tranquille, on pourra s’approcher d’elles et les observer à loisir. Car nos petites amies ne sont pas farouches et nous regardent sous le nez à leur tour ! Parfois, elles ne font pas que siffler. Dans les rochers situés derrière le refuge, elles se courent après, et pas seulement pour compter fleurette. Petits règlements de comptes entre congénères, parties de cache-cache entre marmottons qui se roulent par terre (Euh, pardon, sur la pelouse alpine ), elles nous régalent !
Mes doux agneaux dans le Diois
Comprimé entre le Vercors et les Préalpes du Sud, la vallée de Die se prête merveilleusement à la randonnée. Et à la rencontre pastorale. Car dans ces pentes parfois raides mais toujours accessibles, les brebis et leurs petites
familles sont reines.On peut par exemple vaquer du côté du Pas de Chabrinel, dans le secteur des Hauts plateaux. Après avoir dépassé le village de Romeyer (4 km de Die) puis les Planneaux, on prend la route qui file dans le vallon.
On se gare après la maison forestière. La balade débute en sous-bois pour place à un large chemin carrossable. Remonter la gravière et déboucher sur de magnifiques alpages où paissent tranquillement d'adorables moutons. Suite à quoi ne manquez pas votre étape à la bergerie de Pré Peyret où vous pourrez vous rafraîchir copieusement. Compter deux heures depuis le parking.
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