Construits sur un site étonnant, le village et son château sont inscrits
dans la liste «des plus beaux villages de France»
Arlempdes : un site d’exception
C'est, au sud du Velay, l’un des panoramas les plus saisissants et les plus extraordinaires que l’on puisse admirer. Sur un piton rocheux, le bourg d’Arlempdes s’agglutine au pied de sa forteresse féodale, dominant la Loire encore sauvage d’une centaine de mètres.
Le premier des châteaux sur le fleuve fut construit aux XIe ou XIIe siècles dans un but exclusivement militaire. Propriété au départ de la puissante lignée des Montlaur, il passa dans les mains de nombreuses familles (Diane de Poitiers fut dame d’Arlempdes) avant d’être abandonné. Heureusement en 1963 s’est créée une association de sauvegarde qui a entrepris de nombreux travaux de consolidation et de restauration. Il aurait été bien dommage de voir disparaître ce monument dont le plan adopte la forme du rocher sur le modèle du Krak des chevaliers au Liban.
Un ensemble harmonieux
On accède au village par une porte de style roman, survivance de l’enceinte fortifiée, et l’on débouche sur une petite place pavée où se dresse une croix du XVème siècle ornée d’une piéta et d’un calvaire. A l’arrière, l’église romane du XIIIème siècle, avec son portail à colonnes et son clocher à peigne, témoigne de l’influence religieuse en ces lieux. Autour, les maisons ont toutes été restaurées et forment un ensemble très harmonieux. On pénètre dans le château par une poterne : c’était la seule entrée, aucun autre accès n’étant possible au sommet de cet escarpement. Le mur Nord a gardé ses créneaux et ses merlons qui font pendant aux coulées basaltiques de l’autre rive du fleuve. Tout n’a pas pu être remis en état, on peut cependant découvrir une tour circulaire, «l’ancien logis» avec sa salle des gardes, sa cuisine avec son four à pain, et la Chapelle Saint-Jacques. Construite en brèche volcanique rouge dans le pur style roman du Velay, cette dernière se dresse au bord du précipice, à l’extrémité sud-est.
Depuis une quinzaine d’années, fin juillet, un festival de théâtre, avec des troupes d’acteurs professionnels, prend possession des lieux. En été, ces Théâtrales d’Arlempdes consolident ainsi l’intérêt pour les touristes de ce site d’exception.
F.S.
> Tél. 04 71 57 17 14
www.arlempdes.com
Le joyau de Chamalières-sur-Loire
Remarquable par son histoire, l’église de cette petite cité des bords de Loire est une perle de l’art roman.
L’Emblavez est constellé d’églises romanes (Beaulieu, Lavoûte-sur-Loire, Rosières, Roche-en-Régnier…), mais la plus imposante, et la plus connue, est celle de Chamalières-sur-Loire. Cet édifice, d’inspiration Clunisienne avec quelques influences arabes, est d’une taille impressionnante (18 mètres au Clocher). La partie la plus intéressante est l’abside, étonnante pour sa voûte en cul-de-four et qui possède une acoustique admirable grâce à une trentaine d’échéas (caisses de résonnance) incrustés dans le mur. Cette particularité est exploitée pour des concerts.
L’ombre de George Sand plane sur La Rochelambert
A 15 km au nord-est du Puy-en-Velay, ce château très gracieux semble accroché dans un écrin de verdure. Édifice classé monument historique des XVe et XVIe siècles, La Rochelambert fut reconstruit partiellement vers 1578 après avoir été incendié par les Huguenots pendant les guerres de religion. Bâti sur quatre niveaux, il a conservé en excellent état sa chapelle, sa tour et le corps de logis.
A l’intérieur de ce château qui a la particularité d’avoir une façade taillée dans le rocher, on peut encore s’imprégner de la présence de George Sand qui y fit un bref séjour en 1859. Dans les salles aménagées pour la visite, on découvre des collections uniques du XIIe au XIXe de meubles, objets d’art, tableaux, tapisseries, armes et armures.
> Tél. 04 71 00 48 99
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